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vendredi 7 novembre 2008

The devil is in the details

Alors, ça y est. Les Etats-Z'Unis sont dirigés par un Etat-Z'Unien. Et pas n'importe lequel. Z'ont pris le Monsieur Propre Kenyan.

Il a tout du Monsieur Propre. Ses apparitions médiatiques (quotidiennes, arborant encore et toujours ce même sourire triomphant mais pas trop qui fait tant s'ébahir le jeune vert (ver ?) de 25 ans) sont autant de nettoyages magiques. Vous savez, quand la ménagère arrive dans sa salle de bains ou un troupeau de bisons ont chié dedans, et qu'elle passe un coup d'éponge de Mr Propre et pis ça s'en va tout seul avec la petite étoile qui scintille pour bien faire comprendre à ceux dans le fond qui n'ont pas suivi que ça brille.

Ben Obama, c'est pareil. Sauf qu'ici, on remplace les bisons par Bush, qui a bien dégueulassé partout, sur les murs, les rideaux, la fenêtre, le patron ; le chiotte, c'est les Etats-Unis, bien encrassé, centre de toutes les attentions ; et fier comme tout le Barack, qui s'en va nettoyer cette merde et que ça saute.

Sauf que c'est comme dans la pub. On nous prend pour des cons. Faut dire qu'avec Bush, on avait plus blanc que blanc. On nous fait croire que parce-qu'on a acheté du Obama (qui vaut mieux, selon les dires des consommateurs, que deux barils de McCain/Palin), y'a tout qui va briller comme avant et que ça sera génial.

Je suis quand même assez (fosse) sceptique et me dis qu'on nous prend un peu pour des canards (WC). Coin-coin, Obama c'est bien. Obama c'est bien, Coin-Coin. Et j'en ai un peu marre que lorsque je clame qu'il ne faut pas s'enflammer sur Obama, on crie au raciste et au nazi. J'en ai ras le cul d'avoir toujours à trier le blanc et la couleur, et pas les idées et les doctrines.

Et nous, dans tout ça ? J'hésite entre le déodorisant ou le balai à chiotte. Celui qui recouvre le parfum de merde (sans jamais le faire disparaître) ou celui qui la récure pour brosser dans le sens du sanibroyeur.

J'aimerais bien, quand même, que les tâches s'évanouissent un peu. Qu'on nous fasse un peu d'air (Wick) autour de cette election et qu'on voie vraiment ce que ça donne. Il me semble quand même que si Obama a pu entrer en boîte, c'est parce-que les videurs (grands patrons, pétroliers, géants industriels) ont bien voulu le laisser passer.

Et en disant ça, j'me fais la reflexion que jamais plus nous ne pourront avoir une société moins axée sur l'économie, mais plutôt sur l'Homme.

Mais tu fantasmes, mon gland.

Mais si tu la fermes, ça serait encore pire. Petit con deviendra gland. Alors, gueulons, même si ça fait pas avancer les choses, au moins ça sera clair pour tout le monde. Et peut-être qu'à gueuler assez fort parviendra un murmure au oreilles des "Glands Entre-Preneurs".

Mais ça, ça serait que du Bonux.

mardi 28 octobre 2008

The outside world is black and white with only one colour of dead

La nuit prend le pas, lentement mais sûrement, sur le jour.

Alors on change l'heure, histoire d'être moins déreglé. Le vent froid se lève, les manteaux sont de sortie. Et si les milliards tombent en flocon, les inégalités s'entassent et ne fondent plus.

Faut-il le pire pour rappeller à l'homme ce qu'il est vraiment ? Je n'ose pas penser qu'il faut absolument des propagandes pour des révolutions, des guerres pour des unions. Mais tout le laisse à croire.

Finalement, "ils" comme on aime tant les appeller auront trouvé la solution ultime. "Ils" qui ? Nous ensemble ou eux séparés ? "Eux" ? Gouvernement, banquiers, patrons de multinationales ? Ca fait beaucoup de questions, et ça fait surtout "Cherchez les coupables, et punissez-les".

La nuit tombe, et avec les idées que ça peut changer. Qu'on peut supprimer une partie de la famine dans le monde en developpant dans les pays les plus pauvres une économie autonome, que l'homme soit considéré plus important que l'argent, qu'on ne se pose plus la question "Obama peut-il réussir en étant noir" mais "Obama peut-il réussir avec ces idées".

Ca fait très naïf à mon goût, très Laeticia Halliday. "Jaimerais que tout le monde y puisse avoir une télé écran plat et une connexion ADSL pour acheter ma musique en MP3 avec DRM sur VirginMegastore.com pour le mettre sur son iPod".

Ne pas perdre espoir. Allez, tout ça, tout cette ère de con-sommation va se finir. Allez. Allez. Merde. Ca peut pas être pire.


Découvrez Redbong!

vendredi 10 octobre 2008

On a pas fait exprès

Bon. Ben on y est sacrement.

C'est la crise, dis donc. Il semblerait que nous nous sommes foutus, tous ensemble, [un peu, beaucoup, à la folie] dans de la bonne grosse merde bien fraîche qui sent. Et il va en rester des morceaux dans la semelle pendant un bout de temps.

A force de faire de l'argent pour de l'argent et non pour des hommes, ça devait arriver. Je pense que je vais arrêter là mes opinions sur la crise, parce-que déjà j'y connais rien (je rappelle au passage que je me dois de représenter ce que le JT de 13h appelle un "jeune") et parce-que y'a assez d'avis, de l'économiste-colgate à mon coiffeur, sur ce merdier ambulant.

Donc bon. Allons plutôt nous replonger dans ce doux rêve qu'était l'avant-crise. Vous vous souvenez ? Quand seul le baril à 130$ et les auto-celebrations programmées d'Obama nous faisait peur. C'que c'était bien, quand même.

Et pis merde, pourquoi quand le baril était à son plus haut niveau ? Y'a bien eu un moment où ça allait à peu près, non ? Où on faisait même plus gaffe que ça pouvait peut-être s'empirer, l'imperalisme économique ! Qu'il était doux, ce temps des Seventees, juste à picoler, fumer des cigarettes qui font rigoler et se balader tous nus main dans la main et fricoter avec ces cousines !

Ouais, mais y'avait le souvenir affreux de la Seconde Guerre Monidale. Auschwitz était encore fumant, et pis y'avait la Guerre Froide, la course à l'armement nucléaire, et tout, et tout ! Alors, c'était quoi le mieux ? Avant, pardi ! Ah, les années folles, les années 30, le Front Populaire, les masques de dégoût des bourgeois dont on envahissait les plages ! Ca, c'était la vie !

Quitte à rechercher des libertés, pourquoi ne pas boire à la source ? C'était bien, la découverte des congés payés et tout ça, mais faire péter la monarchie absolue, ça c'était de l'éclate ! Les Z'aristocrat' à la lantern' ! Et, entre nous, qui n'a jamais rêvé de faire parti de ce groupe de péquenots qui ont pris la bastille ? C'est le Roi Dagobert, qu'a mis son caleçon Calvin Klein à l'envers !

Un peu sanglant, la révolution française. Des risques de se faire tuer. Et puis, enlever des aristocrates du pouvoir pour les remplacer par des bourgeois, c'est pas très exaltant, en soi. Toute révolution a un prix que personne ne veut payer.

Evidemment, je pourrais remonter loin, comme ça. On est toujours persuadé que le meilleur est passé, révolu. Je ne sais pas vraiment si c'est la réalité, que le monde empire à chaque instant, ou bien que c'est nous-même qui nous éloignons un peu plus de l'insouciance pour la raison, de l'intrépide à la peur. Peut-être est-ce un mélange des deux.

Mais, dans le même temps, plus nous devons apprendre à devenir modestes et tolérants, il nous faut, selon les doctrines dominantes de la consommation, posseder, déposseder, avoir pour être et être pour avoir.

L'homme n'a aucun courage. Pour y remédier, il a crée deux choses : l'alcool pour se persuader qu'il en a ; les armes pour en persuader les autres.

mardi 16 septembre 2008

J'avance, tu recules, comment veux-tu que je spécule

La vie est une tragédie moderne.

Elle appartient à la plume d'un dramaturge sombre et machiavélique, noir de son habit et rouge de son écriture. C'est sans complaisance qu'il triture les Hommes sans jamais leur laisser de répit. Ses mots sont des effraiements, ses phrases des cris et ses procédés des hécatombes. Il écrit leur histoire sans jamais trembler et en connaît le dénouement, et agît en conséquence, et ne laisse pas apparaître de retournement de situation nulle part.

(On dirait une prière d'adolescents pseudo-satanistes, sur fond de cours de procédés littéraires mal appris. 10 Ave Maria et 3 Pater pour ce soir.)

Est-ce qu'un système économique fondé sur le profit matériel personnel et le mépris de l'altruisme, qui connaît une forte décroissance toutes les vingtaines d'années, élargissant chaque jour davantage depuis qu'il fut mis en place les inégalités sociales est-il fonctionnel ?

Tant que les plus riches continueront d'en profiter, oui. Quel joli mot, sur le papier, " liberalisme ". On y reconnaît la racine latine du mot libre, ça nous fait regarder l'horizon avec espoir. Sur le papier, c'est presque aussi beau que "communisme".

Mais ça n'a rien à voir. L'un crée des inégalités léagles, l'autre des totalitarismes assumés. Je suppose que l'idéal n'existe pas. Un monde libre, beau, honnête et responsable ne peut être effectif que dans la plus totale ignorance.

Aussi, j'envie les comateux, les mongoliens, les paralytiques, les sourds-muets aveugles, les abrutis, les ménagères de moins de 50 ans, les anarchistes, les liberalistes, les fans de Rambo, les adolescents, les enfants de moins de 6 mois et plus simplement tous les gens qui dorment en ce moment de ne plus ni vivre, ni tenter de se creuser les méninges pour savoir pourquoi ce monde est si détraqué.

On ne naît pas homme, on l'achète à bas prix suivant les indications du Dow Jones et l'indexation des cours évolutifs des valeurs des actions du marché pétrolier.