dimanche 24 août 2008

La psychologie se repose sur de la démagogie horizontale tutoyée

C'est beau.

Après avoir vu en sortant de Gomorra une affiche, je me décide d'aller en savoir plus. Ce film, c'est Faubourg 36. Avec Merad, Cornillac, Jugnot, on a les trois acteurs que la ménagère aime le plus aller voir au cinéma.

C'est vrai, après un de leurs films, elle repart le sourire au groin et l'alarme à l'oeil, remplie de messages tousensemblistes (j'aime bien cette expression), regarder des pubs Coca-Ariel-Bouygues Telecom. Elle est heureuse.

Pas moi. Je n'ai jamais vu une seule minute de Choriste ou de Bienvenue Chez les Chtis (ce dont je peux me vanter, je crois). Je ne critiquerai donc pas les films en eux-même, vu que j'ai pas de quoi le faire. Ce que en revanche je prendrai plaisir à faire, c'est de critiquer l'impact que ces films ont.

Alors, c'est ça la vie ? Tous ensemble, avec l'aide de nos amis et parfois (quand la bonté malicieuse est poussée à son paroxysme) de Dieu - enfin de la religion catholique - on va pouvoir être heureux, avoir plein d'enfants et caetera et caetera ?

Bien entendu, c'est un film. C'est pas la vraie vie. Je suis tout à fait d'accord sur ce point. C'est le message qu'on veut y faire passer qui me révulse. Marre de ces "aimons-nous", marre de ces "je t'aime tu m'aimes nous nous aimons", marre des messages faux-culs sur le bonheur. Surtout, marre d'être ensemble. Comment voulez-vous que j'aime ma patrie après ça ?

J'ai regardé la bande-annonce. J'ai juste mis, en commentaire, ceci :

"Si vous aimez les comédies neo-sirupeuses qui prônent la fausse tolérance, l'amour et la paix dans la France profonde accordeo-berêtiste, ce film est fait pour vous"

Le commentaire a été supprimé au bout de 10 minutes. Tout ce qui reste maintenant, c'est les "Trop bien, j'irai le voir dès qu'il sortira".

Correction : c'est triste.



jeudi 21 août 2008

Il me reste du rôti, demain c'est hachis parmentier.

Qu'est-ce que l'érotisme en ce siècle où la décadance du regard vers l'autrui est proportionnellement inverse à la montée des neo-valeurs qui font un succès, pour la première fois, chez autant de riches que de pauvres, à savoir l'individualisme, l'argent-roi et la pétasse-reine ?

Mais je m'égare du sujet, car le sujet au départ c'était l'érotisme en ce siècle etc, etc. L'érotisme a changé de visage, si je puis me permettre. Nous sommes passés de la vénération de l'amour à la vénération du sexe, ce qui n'est pas pour me déplaire si l'on veut bien concilier les deux. L'acte en lui-même n'a plus la même signification pour nos images, pour nos films, pour nos tableaux, bref, pour nos graphiques.

La preuve, aujourd'hui, c'est que les gens puissants se marient avec des belles jeunes femmes. Attention, les femmes ont toujours été jolies, à condition qu'elles soient riches. On trouvera toujours plus de boudin chez les filles du boulanger que chez celles qui ont eu des parents avec des fesses en W par exemple, mais pas aussi pointu que celui que vous venez de voir (et pas si évident aussi).

Si nous ne l'eûmes pas cru hier, nous ne l'avons pas non plus cuit aujourd'hui.

(Je pars en thèse, mais j'ai un doute concernant le "cru" de la phrase précédente. Excusez mon illétrage, mais là, j'ai un doute).

Le cul, c'est un port-temps. On y accoste ou s'y échoue, en tout cas il faut s'accrocher à la bitte si l'idée de dériver au gré de la marée des femmes que l'on désire nous rebute. D'ailleurs, le sexe c'est comme la marée, ça monte et ça descend au gré des lunes.

Bref, je n'ai absolument pas répondu à la question, en même temps, et vous l'aurez remarqué, ces temps-ci nous sommes revenus au temps du Moyen-Age : les culs sont monnaies courantes.

lundi 11 août 2008

Réquisitoire contre l'humanité

"Mesdames et messieurs les jurés,

Je pense que, comme moi, vous connaissez la réponse à la question qui s'est présentée à la justice universelle, il y a de ça quelques milliers d'années.

Vous la connaissez, elle est au fond de vous-même. Bien sûr, vous vous êtes pris de pitiés pour eux. Bien sûr, vous trouvez ça - à tors - immoral. Mais voyez la vérité en face ; l'immoralité est dans le camp de l'accusé.

Si aujourd'hui, mon réquisitoire est si tranchant, c'est que nous n'avons plus le choix. Il y a des millions d'années, de nombreuses étoiles ont porté plainte et demandé la condamnation des êtres humains, pour les motifs suivants :

Meurtres, Vols, Abus en tout genres, Violation des devoirs fondamentaux instaurés par la Création, Violation de 40 666 des 41 395 codes de conduite de l'Esprit - je ne cite bien evidemment que les plus connus.

Bien sûr, la défense invoquera la folie, ou bien l'innocence. Mais, et vous le constatez en même temps que je prononce ces mots, que déjà leur hypothèse s'effondre sous le poids des paradoxes. Peut-on être fou et innocent ? Non. La folie est l'action sans la raison ; l'innocence est l'action sans la compréhension. Or, la raison n'est rien sans la comprehension ; l'absence de l'un ne justifie celle de l'autre. C'est pourquoi - et cela sera très important pour les arguments relatifs à ce réquisitoire - je tiens à préciser en tout premier lieu que les plaintes portées contre l'Humanité, plaintes qui engendront si les jurés déclarent l'accusé coupable la destruction simple et définitive de l'espèce Humaine, avec effet immediat.

Vous le savez, en créant la Terre, Dieu a eu l'envie, pour la première fois, de donner une autonomie complète aux êtres qui la composent : donc une ignorance. La plupart des êtres ont respecté ce droit exceptionnel. Mais en évoluant, l'Homme est apparu ; avec lui, ne sont venus que désastres et maux.

Je peux modestement affirmer que tous les êtres ici présents sont doués d'intelligence. Nous l'utilisons pour contrôler la Création, de telle sorte qu'elle ne s'égare jamais vers le chaos. C'est précisement ce dont vers quoi l'Homme s'est tourné. Nous savons tous que l'intelligence est une chose difficile à maîtriser. L'intelligence consiste, telle que nous l'avons définie, en une comprehension du monde exterieur, et des agissements en fonctions d'un recul consécutif à l'assimilation de l'environnement. En se basant sur cette déclaration, les Hommes sont doués d'intelligence. Mais considerez simplement l'usage qu'ils en on fait. Ils ne se sont pas bornés à leur auto-destruction, ils ont cru utiles, dans un profond élan d'égoïsme et de mesquinerie, de detruire ce qui constituait leur environnement.

L'Homme agit mal, vous le savez tous. Si l'on ne s'arrêtait qu'à cela, la race Humaine aurait été detruite il y a bien longtemps. Mais, et c'est pourquoi je requiers la peine maximale, elle agit mal en connaissance de cause. Elle connaît ses limites, défauts, tares, vices, et ne fait absolument rien pour y remedier. Cela est simplement démoniaque. La thèse de la défense est simplement impensable. L'Homme n'est pas innocent. Il agit en pleine connaissance de cause, je le répète.

Venons-en maintenant au dernier argument utilisée par la défense au cours de ce procès : selon eux, l'Homme agit comme il agit à cause de la Peur. La peur la mort, notemment, est mise en avant. Je tiens à éclaircir mon point de vue sur ce sujet. A mon humble avis, l'Homme n'a pas peur de la Mort à cause de la Mort elle-même. Cette crainte vient du fait que son narcissisme a été poussé à un tel point qu'il frissonne à l'idée qu'il ne peut continuer à être pour toujours. Il souhaiterait être eternellement, pour quoi ? Pour les raisons évidentes que nous avons évoquées à l'instant, plus le sentiment de ne pas avoir pu tout posseder. L'Homme a soif de cupidité, de pouvoir, et il n'est jamais rassasié. Il faut, toujours et en tout temps, qu'il s'abreuve dans la source des vices.

Je ne dis pas que l'Homme, et tout être, doit être parfait en toute circonstance. Cela est impossible, et ma foi, aucun ici ne l'est. Mais pousser à un tel point la perversion et la folie destructrice... Nous n'avons jamais connu ça. Ce tribunal est ici pour juger ce qui est, et ce qui est fait par ce qui est. Ce n'est pas une tâche aisée. Mais il doit savoir être efficace.

Je regrette - sincèrement - la tournure qu'on prit les évenèments à la suite de cette décision d'autonomie. En toute objectivité, nous devons reconnaître qu'elle a eu ses bienfaits : l'Homme a su en quelques occasions se montrer genereux, tolerants, réagir - même si ce ne fut jamais assez - lorsqu'il fit de trop larges erreurs. Bien que je généralise, car tous n'ont pas suivi le même chemin. Sur ces dernières années terrestres, le mal a changé de visage. Il s'est affiché moins sournois, moins direct. Mais a-t-il disparu pour autant ? Bien sûr que non. De violences physiques, il est passé à une violence plus indirecte, qui s'est concrétisé notemment par des tentatives de plus en plus répétées d'un désiquilibre économique large. Tous - sans exceptions - les essais de systèmes sociaux, économiques, et tout ce que ça implique, ont échoués : non pas que les idées furent mauvaises au départ, mais leur application fut réduit à néant. Pourquoi ? Les Hommes veulent tous s'en tirer pour le meilleur compte. La concession morale et physique est perçue par leur esprit comme injuste ; pourquoi partager lorsque la gratitude ne sera pas exprimée, voire pas ressentie ? L'Homme est incapable d'agir sans retour.

En dernier lieu, je tiens à souligner un dernier argument qui n'a - et j'en suis fort étonné - pas été utilisé par la défense. L'Homme, parmis les êtres crées sur la Terre, est le seul être à avoir expressement témoigné, dans ses actions et dans ses paroles, l'existence d'un être supérieur, hors de leur portée. Leurs yeux se sont très vite tournés vers les cieux - vers nous, si je puis dire. Mais, je vous le demande, n'est-ce pas la preuve flagrante de leur narcissime évoqué il y a un instant que d'avoir fait ce dieu en leur image, c'est-à-dire en Homme ? Bien sûr, vous me répondrez que certaines religions primitives se sont contentées de voir en les actions de la Nature des puissances. Mais, il faut voir la vérité en face, elles se sont toutes tournées vers un portrait de Dieu en tout point exact au leur. N'est-ce pas là l'affirmation que les Hommes se voyaient en Dieu ? Puis cet interêt a grandi, grandi, et l'Homme a fini, inévitablement, à se prétendre Dieu lui-même ! Plus de limites ! Nous sommes les seuls maîtres de notre destin, disaient-ils ! Qu'est-ce donc que ces êtres qui s'auto-proclament créateurs, maîtres et sujets à la fois ? Est-ce donc possible de laisser impunément toute une race écraser les autres sous prétexte, mesdames et messieurs les jurés, qu'ils se sont eux-mêmes, et à tort, rendus juges de ce qu'ils n'ont jamais pu comprendre ?

Ainsi, devant les violations éthiques, devant l'immoralité, le non-respect, la mégalomanie des Hommes, je requers de ces preuves flagrantes qu'ils ne méritent pas de vivre, car - et le jury et vous les jurés, en êtes intimement convaincus, j'en suis persuadé - pour pourvoir vivre, il faut avoir compris pourquoi nous vivons. Et, à l'évidence, les Hommes, ne l'ont pas découvert ; et ils ne chercheront jamais vraiment à le découvrir, je peux vous l'affirmer.

C'est pourquoi, mesdames et messieurs les jurés, je vous prie de bien vouloir déclarer, au vu des faits énnoncés, l'accusé coupable, ce qui entraînera la fin de l'éspèce humaine telle que vous la conaissez, cruelle, arrogante, immorale et irrespecteuse."

...

La défense n'osa exposer sa thèse.
Le vote fut fait, et à l'unanimité,
La race humaine fut condamnée.
Alors Dieu, à l'origine de la génèse
De l'Homme, devint auteur de sa fin ;
S'il les fait naître, à eux seuls est leur destin.


jeudi 7 août 2008

Roger Casse-Noisettes

Piece en un acte, une scene, ecrite par moi-meme.

PERSONNAGES

ROGER : Agent de la paix
HUBERT : Medecin Legiste

ACTE I, Scene I

La scene se passe dans un sous-sol de centre de recherche medical. On y trouve, en plus des deux heros, pas loin de 80 personnes. Elles ne disent pas un mot.


(LEVER DE RIDEAU)
ROGER : Bonjour.
HUBERT : Bonjour.
ROGER : Ca va ?
HUBERT : Bien, et vous ? Vous etes nouveau ? Je vous ai jamais vu dans le service.
ROGER : J'suis nouveau. Avant, j'étais Garde d'Esso.
HUBERT (tres surpris) : Garde des Sceaux ?
ROGER : Non. Garde d'Esso: Je faisais la securite dans les stations services du meme nom.
HUBERT : Et pourquoi avez-vous été viré ?
ROGER : Détournement de mineur.
HUBERT : Pardon ?
ROGER : Pour faire simple, lors de mes pauses, j'allais voir les travailleurs dans la zone minière périphérique. Et je les incitais à aller boire un coup plutôt qu'aller au charbon. Les dirigeants ont dit que j'ai brisé leur carrière, ils ont pété les plombs...
HUBERT : Ah. Et que font ces personnes a cote de vous ? Si c'est pas indecent...
ROGER : Ah non, ils sont quatre-vingt.
HUBERT (silence consterne) : ...
ROGER (tout sourire) : ...
HUBERT : Hem.
ROGER : Z'avez compris ?
HUBERT : Oui oui.
ROGER : Un des cents, indecent, quatre-vingt ...
HUBERT : Oui Oui.
ROGER : He he.
HUBERT : Bon, ben attendant, mettez-les moi en quarantaine.
ROGER : Bon, ben j'vous en fais deux tas.

(FERMETURE DU RIDEAU)



vendredi 25 juillet 2008

We only love the things we own

Je déteste les gens qui chantent la marseillaise.

Non pas que les paroles me déplaisent (m'en fous complètement, à vrai dire). Mais c'est l'utilisation qu'on en fait. S'accrocher comme ça à la patrie, soi-disant "sa" patrie, je trouve ça débile.

Personnellement, j'arrive pas à m'attacher à la France. Rien que le mot maintenant me donne envie de vomir. J'arrive plus à supporter les relans patriotiques qu'ont encore certaines personnes.

Rien qu'à l'Euro (et pourtant, je sais, c'est un défaut, mais j'aime le foot), j'étais sidéré quand je voyais des espèces de ragondins populacières bariolés des couleurs parisiennes et de la royauté sur leur tronche de bons gros français en train de meugler la marseillaise avec une larme dans le coin de l'oeil.

Mais putain ! C'est quoi ce délire ? Depuis quand on bêle la Marseillaise quand on voit des couillons qui sont payés des milliards pour s'amuser sur un terrain ?

Et pis cette soi-disant france "black-blanc-beur". Ah ouais ? Ah, bah c'est sûr ! C'est la communion, depuis la coupe du monde ! Partage des tâches ! Y 'a beaucoup de nos jeunes français qui sont éboueurs ! J'en vois plein, moi, des fils de cadres, qui sont caissiers chez Quick !

Y a deux catégories de gens. Les riches, qui sont cons et méchants. Et les pauvres.

Qui sont cons et méchants. Mais si en plus ils commencent à soutenir les milliardaires, et à chanter des hymnes débiles pro-tousensembliste...

Ca commence à bien suffire. Que Yannick Noah et tous ses "on doit tous s'aimer et on doit tous aimer la nature" aillent se faire foutre, désolé, c'est vulgaire, c'est pas écologique, mais moi, on me fera jamais avaler que je dois aimer les légumes bio jusque parce-que c'est bio, c'est la mode.

Tiens, l'autre fois, je passe dans un supermarché, j'vois des concombres certifiés "agriculture biologiques respectant l'environnement pour un futur meilleur" (c'est ce qui était marqué sur l'étiquette, je déconne pas). Et chaque concombre soi-disant "respectueux"...

...était emballé dans une bonne grosse couche épaisse de plastique, certifié pétrole. J'veux bien qu'on se foute de ma gueule, m'enfin là.

Et on me fera encore moins avaler que je dois aimer mon voisin, juste par amour des Hommes. Personnellement, je ne vois vraiment pas pourquoi la race humaine aurait droit à un minimum de respect.

...En plus, mon voisin, c'est un vrai trou du cul.

jeudi 24 juillet 2008

The Full Monty

Juste... la meilleure comédie de tous les temps.

Ca méritait bien un post.

N'empêche, on dira c'qu'on voudra à propos du "formidable" - hem - cinéma français, mais tant qu'on pourra pas égaler les anglais sur les comédies, je continuerai à bouder les neo-comédies romantico-bourgeoises qu'on nous sert en ce moment. Bien sûr, ça n'a pas toujours été comme ce qui est aujourd'hui, le cinéma français. MAIS. Point de vue comédie, on a jamais fait le poids.

Formidable Robert Carlyle, au passage.




mercredi 23 juillet 2008

The capital ? I love every minute that i'm in.

C'est fou commes les valeurs ont chagés ces derniers temps.

Maintenant, les principes, c'est quoi ? Travailler plus pour gagner plus. C'est la grande mode, ça, et le pouvoir d'achat. Enfin, j'ai rien contre ceux qui veulent sacrifier 3 semaines de congés pour pouvoir se payer une Home Cinema. Après tout, c'est leur choix, qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Ca fera toujours un famile de blaireaux en moins sur les hauteurs de St-Trop' (quoique j'ai jamais foutu un seul pied à Saint-Tropez, ce dont je crois que je peux me vanter).

Ze best. Ze One. Ze Kerviel. Ze mec qui va faire grimper les actions de l'entreprise de 120%. Et qui aura une promotion. Et qui pourra même, grâce à la promotion sus-dite, se taper la secréatire du 3ème.

(...Han, assimilier comme ça secrétaire + femme + cochonne, comme c'est pas beau, vilains clichés que je fais... j'vais encore avoir des ennuis moi...)

Je sais plus de qui c'était, mais j'avais vu un dessin qui m'avait bien fait rire. En gros, c'était un schéma dessiné sur le tableau d'un prof, qui disait ceci :
BAC S > Etudes longues > Medecin > Grosse bagnole > Bonasse > Boîtes de nuit > Vie réussie
BAC L > Chômage > Suicide
Sachant que je me dirige vers un bac L, ça m'a fait - vraiment - me taper le cul par terre. Et c'est vrai en plus.

Quand je dis que je vais faire littéraire, les gens me regardent, du genre "OOOh, il doit avoir des difficultés / Mais pourtant y a pas trop d'avenir là-dedans / Ca doit encore être un glandeur".

(Pour le côté glandeur, ils ont raison. Pour les difficultés... ça dépend quoi. Disons que j'ai pas l'esprit logique, pour rester poli)

Et après un petit temps où ces missives arrivent à leur cerveau, j'ai droit (ça loupe jamais) au "AAAaaaaa, mais c'est bien, c'est très bien... t'aimes pas les maths, hein ?"

...Si si, j'ai la gueule d'Einstien, j'peux te trouver des variables isométriques par les relationnelles vectorielles, mais j'ai décidé d'étudier la Fontaine, connard.

Mais c'est normal comme réaction. J'suis sûr que si j'avais choisi scientifique, j'aurai eu les mêmes préjugés.

On se sent dégueulasse, quand même, quand on s'aperçoit que les idées contre les lesquelles on se révolte, on se bat... sont en fait celles que l'on aurait eu si l'on fut une autre personne. Qu'on s'aperçoit qu'on est pas objectif. Mais qu'on continue, parce-que on déteste avoir tort. Et qu'on finit par perdre les autres à trop vouloir se chercher. Qu'on confond individualité et égoïsme. Et on découvre que l'altruisme n'est jamais gratuit, et qu'on arrive jamais à aider les autres de son plein gré, comme ça, du coeur. Et finalement, l'avidité, la cupidité, la couardise, la lacheté contre lesquelles on ouvre tant sa gueule... c'est finalement notre petite personne qui les utilise le plus.

Je sais pas pas vous, mais moi, ça m'arrive tout le temps.


lundi 21 juillet 2008

In my dreams i'm dyin' all the time

La plupart des gens aiment se définir comme honnêtes. Et aiment detester les menteurs.

Pas moi.

Il suffit d'aller sur Facebook. Sur Skyrock. Ou même ici, plus simplement, sur Blogger. Examiner les personnalités des gens. C'est simplement... fascinant. On voit comment les gens se présentent. Et surtout, comment ils aimeraient être vus.

Attention. Je ne me démarque pas de ça. Moi aussi, je le fais. Je dis juste que c'est extraordinaire. Et j'y trouve une façon de mieux connaître toutes les facettes qu'un Homme (désolé les féministes, je mets pas les "humains", mais faut être assez tordu ou simplement con pour tout de suite me traiter de diablabite parce-que j'ai utilisé ce mot pour parler du fier descendant du singe) peut avoir.

Ca, c'est un truc que j'aime. Changer en fonction de son auditoire. C'est bandant (re-désolé les féministes pour cette expression de bonheur assimilée à une action phallocratique). Etre hypocrite, mentir, tout le temps, à tout le monde, c'est vraiment extra.

Bien entendu, evidemment, les "Mais t'es vraiment pas honnête", "Sale menteur", etc... Bien entendu, c'est vrai. MAIS. LE PREMIER QUI N'A PAS DIT BONJOUR A SON PATRON PAR PUR LECHE-CULISME ME JETTE LA PREMIERE PIERRE.

L'autre fois, je racontais ça à une amie à qui je tiens. Que j'analyse les gens pour leur afficher de moi ce qu'ils veulent voir. Que tout ce que je peux dire, faire - c'est prévu. C'est réfléchi. C'est pas là par hasard. Donc, que je mens comme je respire.

Et elle m'a eue. Pour une fois, une des rares fois dans ma vie j'ai été réellement désarçonné. D'habitude, quand je dis ça, y a toujours une moue de dégoût qui se forme sur leur petit minois. Et là, elle me fixe, et me dit simplement :

"Très bien. Tu montres ce que les gens veulent voir. Je comprends. Mais là, tu me dis ça, c'est ce que je veux entendre ou c'est la vérité ?"

Beng. Ca a l'air tout con, écrit, mais là, ben... j'ai dû (encore pour une des rares fois de ma vie) fermer ma gueule.

Ca m'apprendra à essayer de dire ce que je pense.

samedi 19 juillet 2008

Right Here, Right Now

C'est pas beau en ce moment.

Ca tourne pas rond. La faim dans le monde ne peut empirer, les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres, les cons se reproduisent entre eux, et, par dessus tout, j'ai déposé une gerbe sur la tombe du chiotte inconnu.

(Cette dernière phrase peut servir d'avertissement : ne jamais tenter une session de 20 minutes de karting non-stop avec un bolide à 2 temps. Surtout si c'est la première fois. Surtout si la piste est très tortueuse. Surtout si vous sortez d'une soirée bien arrosée avec bidoche à volonté)

Mais nous ne sommes pas là pour faire l'apologie des soirées d'enterrement de vie de jeune garçon.

J'pense qu'il y a plus grave quand même. Mais bizarrement, je le sais que y a des gens qui connaissent la galère, la vraie, celle où tu sais pas si tu vas pouvoir vivre le lendemain. Mais, bizarrement également, j'arrive à penser qu'à ma gueule. Une coupure au doigt : dieu, la terre devrait s'arrêter et compatir pour moi. Un téléchargement pas assez rapide ? Je commence à m'énerver pour rien. Là est la complexité du monde : on est des putain de privilégiés de mes deux, et on est là à se plaindre.

Mais c'est bien beau de se plaindre qu'on se plaint alors qu'on ne devrait pas se plaindre, mais n'est-ce pas là une autre forme de plainte non justifiée ? Et là non-justification de cette plainte entre-t-elle dans un nouveau cycle de cette dernière ?

On peut se masturber le cerveau longtemps comme ça. Technocrate, philosophe, ça c'est des métiers formidables. On passe notre temps à réfléchir, et cette reflexion entraîne d'autres reflexions. Ainsi de suite. Bref, payé à rien foutre.

(...Regarder la poutre dans l'oeil du voisin / Qu'il est donc doux de rester sans rien faire / Tandis que tout s'agite autour de soi.)
Quel verbeux ce Higelin. Bien sûr, maintenant, il a un peu pris le syndrôme Daho, mais quel personnage quand même. Quels textes. Les Tombé du ciel, Champagne, Tête en l'air (et là je mets que mes préférées qui sont dispo sur Deezer), c'est pas d'la merde quand même.

Pour finir ce post sans queue ni tête :

La nuit promet d`être belle
Car voici qu`au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d`une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemards, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la marre aux oubliettes, tenue de suaire obligatoire.

Lutins, lucioles et feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d`un air entendu : " Vous auriez pu vous
raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un oeil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères
écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L`air tellement accablé
Qu`on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,
S`il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d`un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d`un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu`ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d`eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m`avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d`ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l`ami qui soigne et guérit
la folie qui m`accompagne
Et jamais ne m`a trahi :
Champagne...

(Je sais que ça fait très ado-pre-libidineux de mettre des paroles de chansons comme ça sur un blog, mais un j'vous emmerde, deux c'est pas du Rihanna, trois... heu trois, j'vous emmerde encore, au risque de me repeter)

mercredi 16 juillet 2008

Gore-Taxe

M'avais étonné qu'ils l'aient pas encore faite, celle-là, au gouvernement.

Ca y est !

Dans la grande mode de "Je taxe à tout va pour le bien du peuple" du sieur Sarko (par le peuple, il entend tout le monde sauf les noirs, les arabes, les mineurs de moins de 13 ans, ceux qui ne veulent pas faire un test ADN, etc...), v'là ti' pas que maintenant, y faudrait taxer... les revenus internet.

Super idée géniale, que l'on peut retrouver sur ce bô site où l'avenir de la france est mûremement réfléchie par quelques grabataires extra-prostatiques, avec une belle bannière "La france plus performante grâce aux technologies innovantes", design épuré, clair, bref, ça sent la merde à plein nez.

Et c'en est. En gros, on popose de taxer les 10€ mensuels que vous obtenez grâce à la pub de votre site/blog. A hauteur de 13 %. Alors là, merde. Déjà qu'aujourd'hui, on est considéré comme haut membre de la bourgeoisie quand on achète un melon au Super U du coin (je rapelle que l'unité commence à 4 € dans les grandes surfaces), alors maintenant on taxe le peu de revenus supplémentaires qu'internet nous accorde. Et pour faire quoi ? Payer à je ne sais quel dictateur un aller-retour gratos pour qu'il s'emmerde pendant le 14 juillet ? Non merci.

Bien entendu, on ne va pas en parler dans les médias. Seuls 2-3 geeks-fouille-merde vont réagir, et évidemment, ça passera comme une lettre à la poste. Ca fait quand même chier que ça soit toujours une vieille bande de vieux notaires qui décident à notre place, et on ne sait que la moitié de ce qu'ils font (et c'est déjà pas triste).

...Quand à faire un autre mai 68, faut même pas chercher, les jeunes d'aujourd'hui (et croyez-moi, je sais de quoi je parle, j'suis en plein dedans) seraient juste capable de danser la tecquetonique à la gay-pride. Mais si on commence à parler un tant soit peu politique ou social, on est un extra-terrestre.

Mais comme je leur dis, j'préfère être marginal que couillon.